La commémoration du Centenaire de la Grande Guerre fut l’occasion cette année d’accueillir deux fins connaisseurs du conflit, collectionneurs d’objets et d’anecdotes de cette funeste période du XXe siècle.

 

Jeudi 9 novembre, Jean Behotéguy et Jean-Paul Zamponi ont ainsi donné à manipuler à une quarantaine de lycéens de CAP et Bac pro une multitude d’objets d’époque : brancard, encore marqué sur sa toile de quelques tâches de sang des soldats, casques, jambe de bois, masque à gaz, fusil…

Parés de la lourde veste bleu horizon, d’une paire de chaussures à clous, et du lourd barda, dont le poids approchait souvent les 20 à 30 kg, plusieurs jeunes se sont même prêté au jeu de revêtir l’ensemble de la parure, jusqu’au masque à gaz.

Les deux collectionneurs ont profité de cette rencontre pour multiplier détails et anecdotes du quotidien des Poilus : « hommes soupes », qui se rendaient chaque nuit au ravitaillement à l’arrière, et revenaient dans les tranchées, lourds de leurs litres de soupe froide et de leur piquette de vin, permissions, accordées seulement fin 1916, alors que la guerre devait être « courte et joyeuse », hygiène plus que sommaire…. Jour et nuit, la tenue des Poilus ne variait d’ailleurs pas : lourde veste, souvent détrempée, que les soldats laissaient sécher sur leur corps, foulard au cou pour absorber la transpiration, ou souliers-clous pesants et incommodes que les soldats ne quittaient parfois pas de 15 jours. Bien des soldats portaient également un clairon à leur sac à dos : « c’était la radio », qui servait à appeler au ravitaillement, à la soupe…

« On ne vous rendra jamais votre jeunesse, même quand vous l’avez passée dans les tranchées avec les rats », a conclu l’un des intervenants, devant les jeunes lycéens, qui, en d’autres temps, auraient eu l’âge des soldats appelés au combat.

 

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